Course à la catastrophe

Pour courir ou mourir, il faut partir à point.
Elle n’était point coureuse.
Quand vint un beau parti, elle qui n’en avait cure crut prendre un bon départ.
Aucun entraînement ne l’avait préparée à cette course-poursuite bien trop vite entamée.
Les tout premiers obstacles, elle sut les surmonter.
L’amour suivait son cours comme une course de fond.
Puis surgirent les embûches : prise de court, elle eut plus que sa part.
Accoururent les prémices de son problème à lui, sans décours prévisible.
Elle en prit son parti.
Elle ne se confia point, en tout cas pas à vous, ce fut son parti pris et elle le conserva.
Ne voulut point courir le risque de peiner.
De rien ni de personne elle n’attendit de l’aide, et surtout pas de cours.
Prit le parti d’en rire et courut à sa perte.
Course à la catastrophe.
Elle était là, en même temps ailleurs, bientôt complètement partie.
Partie en sucette et pas qu’à l’anis, elle partit en live.
Partie non remise, à la mort elle parvint sans détour.
C’était couru d’avance.
Parti pris et beau parti, faut pouvoir s’en départir quand il y a maille à partir.
Partir à point.
Avant le point de non retour.

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