Se trotter vite-vite-vite

  • Se trotter et un peu plus vite que ça, en fin de journée déjà bien chargée, pour retrouver ton namoureux à un vernissage parisien et t’apercevoir devant la galerie fermée et son visage tout ce qu’il y a de plus fermé lui aussi que, gasp, tu t’es trompée de semaine = done
  • Balbutier de très plates excuses en te demandant en toi-même, in petto et dans ton for très intérieur comment tu t’y es encore prise pour te planter comme ça = done
  • Réprimer tant bien que mal ce foutu fou rire nerveux qui toujours s’empare de toi quand tu es affreusement embêtée parce que ton namoureux n’est pas content du tout, du tout, du tout mais que, bon, en même temps tu trouves que, ça va, il n’y a peut-être pas de quoi en faire un drame = done
  • Ne rien dire, surtout ne rien dire de plus parce que c’est pas trop le moment et repartir aussi sec, oh la la il a vraiment l’air furieux, pour essayer d’attraper le prochain train back home et éviter tant qu’à faire d’avoir à attendre le suivant qui part une heure après = done
  • Être obligée de cavaler dans les couloirs du métro derrière ton namoureux qui a horreur que tu ne fasses attention à rien, de grandes jambes et la tête plutôt près du bonnet dans ce genre de situation = done
  • Te dire que si vous ratez votre train t’as pas fini d’entendre que c’est pas compliqué tout de même de vérifier une date et de ne pas faire n’importe quoi, n’importe comment et de réfléchir un peu, merde à la fin, mais penser aussi que chacun a eu son invitation (on en a même eu trois) et que tu n’es pas la seule à ne pas avoir bien regardé la date = done
  • Serrer un peu les fesses avec tout ce monde dans le métro à c’t’heure là, c’est vraiment stressant, en plus la 14 c’est la plus profonde alors pourvu-pourvu-pourvu qu’il n’y ait pas de ralentissement ou même pire, c’est vrai, on ne sait jamais, il pourrait y avoir pire – ôôô s’il vous plaît les Anges Gardiens protégez-nous même au fond du métro parisien – rhooo mais que c’est vilain, ça, de prier juste pour demander, commence donc par remercier pour tout avant de réclamer – ôôô ça oui, du bonheur, j’en ai, ça oui, merci-merci-merci mais pourvu quand même qu’il n’y ait pas de ralentissement ou même pire = done
  • Monter trrrès en avance dans votre train et te dire que c’était bien la peine de s’énerver comme ça, a-t-on idée de s’énerver comme ça, d’ailleurs est-ce que je m’énerve comme ça, moi, non, n’est-ce pas… euh, en fait si, ça m’arrive de m’énerver, mais jamais je ne suis à ce point dddésagréable – et surtout ne rien laisser paraître de ce monologue intérieur = done
  • Te plonger dans ton iPhone pendant que ton namoureux se concentre sur sa tablette et que le train démarre, attendre que s’écoule tout au plus un petit quart d’heure puis lui décocher un grand sourire en lui caressant le dos de la main d’un air contrit = done
  • Le voir te faire un clin d’œil complice avec tous ces petits plis craquants qui se forment sur ses joues, en avoir le palpitant qui s’accélère, être sûre et certaine que décidément tu n’aimes que lui et que bien sûr ç’aurait pu être pire et que tu as une de ces chances d’avoir un namoureux comme lui = done & checked

… ça m’avait épuisée, cette histoire, mais alors é-pui-sée, je vous dis.

29 septembre 2015


NB: Peut-être est-ce un de ces textes sur mon profil Facebook perso partagés qui, compte tenu des retours obtenus, m’a incitée à partager plus largement.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s