Quand les mots manquent

La femme qui a perdu son mari est veuve, l’homme qui a perdu son épouse est veuf, les enfants qui ont perdu leurs parents sont orphelins.

Je note qu’il n’y a pas de mot pour désigner un parent qui a perdu un enfant car autrefois, compte tenu de la mortalité infantile, c’était un état de fait si courant qu’il n’avait nul besoin d’être nommé.

Or, maintenant que cette constante s’est inversée, la perte d’un enfant – quel que soit son âge – est devenue si contraire à l’ordre des choses qu’aucun mot n’a été inventé entre-temps pour désigner l’état de ses parents.

Dans un registre comparable, il n’y a pas de mot non plus pour désigner la personne qui a perdu son frère ou sa soeur.
Amputée conviendrait.

 

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