Les petits coups-coups

Moi je les aime, je les aime beaucoup, les petits coups-coups des matins en semaine, collés-serrés-pressés, écrasés entre l’urgence du désir et celle d’un horaire précis qu’on ne peut étirer autant que l’envie le voudrait mais qu’on chahute allègrement, oui, comme ça, voilà, oui mais vite, ah mais vite si tu veux, allez hop-hop-hop, rhhhha and hurry up now!

Et puis j’aime aussi les doux coups-coups des matins de week-ends quand à l’ardeur brûlante succède la paresseuse nonchalance et qu’encore tressaillante je me rendors un moment, béate… mais déjà affamée du copieux petit-déjeuner que mon namoureux délicieux s’en est du coup allé nous préparer.
Car l’odeur du café et du pain qui grille, c’est une effluve du plaisir.
Oui, une effluve, féminine dans cette acception-là.
La fièvre de l’effluve, masculin, me consume déjà.

Ah, et puis ces coups-coups furtifs, impératifs, sauvages, intenses évidemment, au profond de la nuit, qui souvent concrétisent un rêve inattendu, oh oui, oh oui, que je les aime. Beaucoup-beaucoup, même.
Simulant l’alanguie ou la feinte endormie, le corps est à la fête qui suit la cadence.
Parfois c’est moi qui l’amène à la danse puisqu’il m’arrive, moi aussi et souvent, de m’éveiller tout à coup sous le coup d’un désir puissant qui veut être assouvi.

Les journées qui prolongent ces nuits ou ces matins-là, même s’il pleut, sont radieuses et mon sourire intérieur à tous les coups épanoui.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s