Aimer c’est savoir dire je t’aime sans parler… ?

Aujourd’hui 9 août c’est la Saint Amour.

C’est aussi l’anniversaire de triste mémoire de l’explosion atomique sur Nagasaki, suivant de peu celle sur Hiroshima (6 août 1945), et des ravages induits.
Association détonante s’il en est.
On dit pourtant de l’amour, comme de la joie, qu’il irradie autour de lui : c’est une explosion calme et paisible que l’on souhaiterait plus largement vécue et partagée.

J’ignorais que l’Amour eût un jour dédié.
Son confrère Valentin prend toute la place.
Les marqueteurs ne se sont pas encore engouffrés dans cette brèche ouverte.
Le 9 août tombe au cœur de l’été quand le 14 février arrive en plein hiver : six mois d’écart ou tant s’en faut, il y a là pour eux un un filon sous-exploité pour une nouvelle fête commerciale, un créneau si large qu’ils pourraient en faire un parking, places handicapés comprises, bien plus qu’une niche.

Moi c’est tout contre mon namoureux  que j’aime à me nicher.
Alors ce matin, sans tambour ni trompette ni de ces écœurantes roses rouges pailletées d’or qu’on nous impose pour ces mièvres occasions – et sans casser d’œufs pour une matinale omelette aux champignons qui serait de très mauvais goût – je voulais tout simplement te dire bonne fête, oui, bonne fête pour nous deux, amour de mes jours, amour de mes nuits, amour de ma vie.
Te redire aussi combien je suis heureuse d’être à tes côtés, en bonne santé, dans un environnement qui reste somme toute préservé si ce n’est privilégié.
Te dire mon amour et puis le faire aussi, tant qu’à faire.

« Aimer, c’est savoir dire je t’aime sans parler. » — Victor Hugo

Voilà une citation écrite pour toi, mon Grand Taiseux préféré.
À mon avis, si je puis l’émettre, le père Hugo n’y est pas allé avec le dos de la petite cuillère. Ça semble si facile, encore faut-il savoir, et puis vouloir et pouvoir et inversement.

Comment-comment ?
No further comment puiqu’il s’agit de la boucler.

« Il n’y a pas d’amour il n’y a que des preuves d’amour. » — Paul Reverdy

Moi je suis du genre, féminin jusqu’à plus ample informée, à en demander des preuves, pour voir et croire, façon sainte tomate.
Mais non, ça ne fonctionne plus comme ça, faut croire.
Je veux bien te croire mais faut y mettre du tien, tu ne crois pas ?

Comment-comment ?
Comment ça, ne commence pas ?
Je commence si je veux, je te signale.
Je continue si j’en ai envie – oh, moi, j’en ai toujours envie.
Et j’aimerais beaucoup que tu me laisses finir. Enfin, moi, à ta place, c’est ce que je ferais et tu verrais que tu ne serais pas déçu du voyage.
Je sais, je ne suis pas à ta place, je sais bien.

J’arrête, oui, j’arrête – même si elle me reste en travers de la gorge.
Parce qu’on va pas commencer à se disputer.
Oh non, pas le matin de la Saint Amour !

 

[Credit image : Pixabay]

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