Et un an de plus, pour toi !

Aujourd’hui Guillemette dans mon cœur a… presque t’huit ans mais pazencore.

Dis donc, ça commence à devenir sérieux, c’t’affaire ! Bravo ma petite vieille, c’est ta grande vieille qui parle et je te prierai de bien vouloir m’écouter, non mais.

On rigolait toujours toutes les deux ce jour-là car on n’avait plus alors que deux ans d’écart jusqu’à mon anniversaire à moi, en juin où ça repassait à trois.
Ainsi comptions-nous l’une sur l’autre.
Non mais tu te rends compte ? Nous sommes des dames maintenant ! Et alors ? Je ne vois pas du tout du tout en quoi ça nous empêcherait de continuer à nous gondoler en nous comportant comme les deux petites filles que nous étions il y a si peu de temps. Ces deux petites filles que, même en grandissant, en vieillissant, nous sommes toujours restées l’une pour l’autre.

Comme moi, des rides, allez, on va dire fines, tu en as davantage autour des yeux, autour du sourire aussi. Mais les rides, c’est de la rigolade, précisément.
Beaucoup d’amour.
Et tellement de rigolade, ah oui, nos belles, nos franches rigolades !
Au creux de mon cœur nos rires résonnent et je me rappelle, je me rappelle. À l’appel les souvenirs répondent, ils abondent, à la pelle évidemment. La mémoire est une ressource extraordinaire : pas besoin de chercher loin, tout est là… très vivant, justement.

Alors heureux anniversaire de la part de ta sœur aînée, à toi ma sœur aimée !
Chaque année, je te l’aurai souhaité, sans jamais oublier, sans jamais rien oublier.
Toi qu’aujourd’hui plus que jamais j’aurais tellement aimé embrasser très fort et très tendrement.
En pensée ça marche aussi, m’enfin ça n’est tout de même pas tout à fait tout à fait pareil.

Le temps passe, j’égrène les années, et force ou faiblesse m’est de constater, tout bien considéré, que je ne me fais pas à ton absence.
C’est ainsi, c’est la vie, souris ouistiti, avais-tu coutume de dire, souvent en rigolant, la larme montant parfois, noyant ton œil si bleu et malicieux, plein de tendresse.
Tu vois, c’est sûrement ce qui me manque le plus : ton humour toujours et ta tendresse, absolue, inconditionnelle.

Continue s’il te plaît à venir chuchoter à mon oreille aux moments où je m’y attends le moins, la surprise de si bien reconnaître ta voix et l’émotion induite sont un enchantement qui vient alléger ma tristesse.

Depuis tout ce temps que tu as fichu le camp, la vie poursuit son cours, un cours plus ou moins tranquille.
On fait aller, dit l’expression.
Et comment va-t-on quand on ne peut plus ? mais voyons, on laisse aller, on laisse couler, disais-tu.

Moi, sans toi, je ne coule pas, mes larmes je ravale et je vais, bancale.

[Credit photo : L.C.S.]

2 réflexions sur “Et un an de plus, pour toi !

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