Flower Fairies

Flower Fairies – les fées des fleurs

Les petits livrets des Flower Fairies de Cicely Mary Barker ont enchanté ma tendre enfance. Maman les avait rapportés d’un voyage qu’adolescente elle avait effectué à Londres. Sur la première page figure sa signature appliquée, avec son nom de jeune fille.

Sept titres : A Flower Fairy Alphabet, Flower Fairies of the Spring, Flower Fairies of the Summer, Flower Fairies of the Autumn, Flower Fairies of the Garden, Flower Fairies of the Trees, Flower Fairies of the Wayside. Et un huitième, The Lord of the Rushie River, qui ne faisait pas partie de la série des fées des fleurs mais racontait, toujours avec ces délicieuses illustrations, l’histoire passionnante d’une petite fille recueillie par des cygnes.

Flower Fairies – Cicely Mary Barker

Toute jeune j’étais déjà très soigneuse, aussi Maman laissait-elle volontiers à ma disposition ces huit petits livrets, non sans me rappeler à chaque fois qu’elle y tenait comme à la prunelle de ses yeux. Je lui fichais une paix royale pendant les heures que je passais, fascinée, à tourner page après page pour longuement contempler, une à une, chacune des illustrations en face desquelles figurait un court poème en anglais.

Flower Fairies – Cicely Mary Barker

Je déchiffrais le texte sans connaître la prononciation exacte, m’appliquant à bien distinguer les différentes fleurs et leurs caractéristiques, et à retrouver quel nom elles portaient en français. Je me souvenais qu’avant même de m’apprendre à lire, bien calée sur ses genoux, avec l’infaillible méthode suisse Mon premier livre, éditions Payot Lausanne – méthode que plus tard j’allais réutiliser avec succès pour mes propres fils à qui j’ai à mon tour appris à lire à l’âge de quatre ans –, Maman feuilletait ces petits livrets avec moi. Elle me lisait le texte en anglais puis le traduisait. Je me rappelais chacun de ces moments partagés, aussi pouvais-je compulser, seule et très sage, ces huit petits ouvrages : je savais ce qu’avec bonheur j’y retrouverais.

Car j’adorais, j’adorais ces personnages féeriques si charmants. Je les rapprochais par ressemblances, leur trouvais des correspondances et leur inventais bien d’autres histoires. Je les connaissais très, très bien. Je pensais à eux avant de m’endormir et parfois j’entrais en rêve dans leur paysage. Maman avait découpé quelques-uns de ces dessins pour les rassembler en sous-verres accrochés dans la chambre où ma petite sœur et moi dormions, dans les appartements qui se sont succédé. Ils nous ont suivies d’un déménagement à l’autre, jusqu’à trouver une place qu’ils ont longtemps gardée dans une des chambres d’enfants de la maison de Lannemartin.

Je le réalise seulement maintenant, c’est à l’évidence aux Flower Fairies que je dois mon amour des papillons et des libellules. Le dessin si délicat de leurs ailes me rappelle mes tout premiers émois artistiques.

Ces petits livres à couverture grise, les éditions d’origine, je les ai toujours dans ma bibliothèque, à côté des rééditions recolorées que ma plus jeune sœur m’a offertes des années plus tard. Les traits sont plus nets, les couleurs plus vives, c’est un tout petit peu différent pour moi qui les ai découverts autrement, mais l’ensemble fait à coup sûr partie de mes livres chéris, ceux dont je ne me déferai pas.

Et vous, connaissiez-vous ces adorables illustrations ? En voici une vingtaine, pour peut-être vous les rappeler, mais il y en a tant d’autres… Je crois bien qu’une toute dernière édition les a en totalité rassemblées dans un seul et même gros ouvrage.

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