Amour en cage (dorée)

Amour en cage (dorée)

On ne gifle pas. Point.

Encore moins un enfant qui ne peut se défendre.

Mais les mots ou les attitudes inacceptables sont parfois plus violents encore que les coups. Ils créent des blessures qu’on ne voit pas à l’œil nu mais qui s’infectent et génèrent une véritable gangrène intérieure.

Si l’on n’arrive pas à contenir sa colère, son exaspération, sa rancune… on s’isole jusqu’à ce que la tension retombe.

Ensuite on tente de mettre les choses à plat, de s’exprimer, d’échanger. Dans un esprit de respect mutuel. Encore faut-il connaître les règles basiques de la communication, accepter de se remettre en question, changer de point de vue, essayer d’évoluer.

Sinon c’est l’impasse.

Combien sommes-nous à être coincés tout au fond de l’impasse dans une relation toxique avec une personne à laquelle nous tenons pourtant énormément ?

Combien sommes-nous, tout en donnant le change, à supporter l’insupportable ?

Ce type de relation reste si difficile à identifier et à reconnaître comme telle, surtout quand on a été baigné très tôt dans cette ambiance-là au point qu’elle a pu paraître normale, ou du moins tolérable… chaud-bouillant-froid-glacial : un bain toxique peut être plein d’amour mal exprimé et mal perçu.

Décembre 2016

Le Physalis alkekengi est une plante rustique qui pousse très facilement, sans soins particuliers, dans les jardins de toute exposition. Son fruit a la forme d’un cœur rouge, il contient une sorte de cerise (sur le gâteau) qui peut être délicieuse ou toxique selon les espèces. On l’appelle également Alkékenge, Coqueret alkékenge, Coqueret du Pérou, Cerise d’hiver ou encore Cerise de juif, et, compte tenu de sa forme si particulière, Lanterne chinoise mais aussi Amour-en-cage – que de noms pour une seule plante – et moi, eh bien moi, c’est le dernier que je préfère, si expressif…

[Crédit photos : Pixabay]