L’énergie de la colère

L’énergie de la colère

Je n’ai plus d’énergie pour la colère qui me vide et me stresse intensément, sans parler de mon entourage qui s’en trouve littéralement sidéré.

Subsistent encore quelques accès.

Alors je fulmine, virule, vocifère, vitupère et véhémente dans la barbe que je n’ai toujours pas, puis je m’isole en claquant quelques portes qui ne m’ont pourtant rien fait.

Avant j’en arrivais à me blesser moi-même, mais ça c’était avant. Je tapais très fort sur ce qui me tombait sous la main, mur, volant, évier, bureau. Je me faisais des bleus terribles, des ecchymoses et des remords… mais il n’y a qu’à moi que je faisais mal.

Je ne tape pas sur les autres, hormis sur leur système.

Je prends du recul et sur moi, j’intériorise, je relativise, j’inspire, je souffre et n’expire pas.

Et puis ça passe, comme un ciel d’orage s’éclaircit, et je redeviens charmante… à l’instar d’Éloïse.

Ne restent que la douleur, intense, de l’incompréhension, et la tristesse, aiguë, des déceptions. Ah, les déceptions… Mais c’est une autre histoire, toute mon histoire en fait.

~ Juin 2020

Illustration :

Éloïse, de Kay Thompson. Dessins d’Hilary Knight.

« Parfois je pique une grosse colère.

Ensuite je redeviens charmante. »

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