Lugubres hurlementations

Lugubres hurlementations

C’est horrible, effrayant, terrifiant, abominable, désastreux, épouvantable, atroce… et les mots sont faibles…

Je fais de plus en plus de fautes.

Orthographe, grammaire, qu’importe, j’ai beau me relire et me rerelire et davantage encore, j’en laisse de plus en plus souvent passer !

La fatigue ? Mais non ! Les erreurs des autres, je les repère à la première lecture. Et encore heureux puisque c’est mon métier !
En effet, je suis responsable revqual… comment ça, j’use d’un jargon incompréhensible ? … revqual pour révision qualité, tout simplement… je n’aime pas le terme correctrice, je préfère celui d’optimisatrice. Et je vous parle de moi, me & myself – autocentrée as usual comme me qualifient certaines pestes –, oui, de moi et de mes propres erreurs.

C’est horripilant et carrément angoissant, disons-le, car cette tendance semble s’accélérer en s’accentuant. Et inversement.
Quelques bonnes âmes me les signalent parfois et je leur en suis extrêmement reconnaissante car cela me permet de rectifier, si ce n’est dans l’immédiate foulée, du moins aussi rapidement que possible.

Il m’arrive aussi de prévenir des amis lorsque j’en repère une dans leurs écrits, mais force m’est de constater que tous n’attachent pas la même importance que moi à l’exactitude grammaticale et à la précision orthographique – sans même parler du respect des règles typographiques dont beaucoup de ceux qui ne maîtrisent pas l’écrit imprimé ne saisissent pas l’utilité.

Cela dit, cela dit, si cela compte autant pour moi, c’est parce que je suis une mutante. Mais oui, une mutante. C’est une histoire de gène.

Tout trouve son explication et je l’ai précisément détaillée ici : https://etsijevousprenaisparlessentiments.blog/2020/10/28/nuances-de-taille/

Bonne lecture pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce texte que j’ai remanié dès que j’ai eu vent de cette histoire génétique – c’est on ne peut plus sérieux, sources à l’appui.

Illustration (tout le monde le sait mais je l’indique quand même, fidèle à ce principe auquel je ne dérogerai point : toujouuuuurs créditer les hauteurs ! – et ça, c’est pour voir qui est attentif et m’a lue jusqu’ici) :
• Edvard Munch, Le Cri, 1893
C’est celui que je pousse, totalement terhorrorifiée quand je mesure l’ampleur des dégâts qui s’annoncent…

6 réflexions sur “Lugubres hurlementations

  1. Ah, toi, des erreurs ? n’aie crainte ! nul n’y échappe ! même les meilleurs, la preuve, et, comme tu utilises un clavier, tu es bien aidée finalement, une erreur de touche, une correction intempestive de G…., une distraction quelconque… Bref ! Pas de quoi t’en faire, d’autant que certains, gentillement, te suggèrent des aménagements …!!
    La procédure de relecture de son propre texte est très complexe parce que je pense que le cerveau corrige les erreurs que tes yeux regardent mais ne voient finalement pas …
    Un Tiers s’en tirerait mieux !
    Munch, là, parfait !!
    Bises !

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  2. Ah si je pouvais ramasser toutes les amandes de mer, coques, coquilles Saint Jacques, crépidules, huîtres, moules, palourdes, patelles, berniques, praires, tellines et autres coquilles laissées sur les plages, dans les lagunes et dans les estuaires parcourus par le sillage de ma plume de goéland, je garnirais d’innombrables plateaux de fruits de mer…
    Par contre, je n’ai souvenir d’aucune rayure qui ait été occasionnée par le bord effilé d’une coquille sur laquelle mes cornées oculaires soit passée lors de l’une de mes délicieuses lecture de tes écrits…
    Et je partage l’analyse de Philippe qui indique que, lorsqu’on en est l’auteur, nous lisons un écrit, non tel que nous l’avons effectivement écrit, ce qui nous permettrait de repérer les fautes, mais tel que nous l’avons conçu, ce qui occulte celles-ci.
    Souhaitant pouvoir continuer à déambuler au long des rivages et sur les crêtes de tes histoires, je t’adresse, chère Laure, l’expression de mon très affectueux intérêt.

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