Joyeux fouillis

Joyeux fouillis

Sans écouter la voix, tenter de croire en soi,
Cette voix intérieure qui souvent déçoit,
Qui critique et se moque et ravive les peurs,
Insinuant le doute et déchirant le cœur.
Sécher alors ses pleurs, savourer le bonheur
D’écrire spontanément comme l’eau qui s’écoule.
Laisser venir les mots et les associations,
Sans se soucier des rimes et des règles imposées,
Sans s’inquiéter de tout ce qui freine et retient,
Lâcher les digues z’et les dogues z’et les dingues z’aussi,
Et rigoler alors du drôle d’effet produit
Puis survivre peut-être à ce joyeux fouillis.

Illustration : François Fressinier

Laisser un commentaire