Cheval de bois, bois de campêche, pêche à la ligne

Cheval de bois, bois de campêche, pêche à la ligne

Depuis toujours je cherche à comprendre.

Comprendre ce qui n’est pas dit.

Ce qui n’est pas dit m’alerte.

M’alerte en ouvrant la porte à mon imagination.

Mon imagination échafaude des hypothèses.

Des hypothèses si nombreuses que je m’y perds.

Je m’y perds et c’est anxiogène.

Anxiogène et culpabilisant.

Culpabilisant car jamais je ne sais quelle est la bonne.

La bonne parmi les trente-six mille possibilités que revêt le non-dit.

Le non-dit qui n’est parfois qu’un oubli.

Un oubli peut-être, ou bien c’est délibéré.

Délibéré pour me perdre.

Me perdre ou noyer le poisson.

Noyer le poisson, ils savent très bien.

Très bien me manipuler.

Me manipuler avec des allusions.

Des allusions que je ne comprends pas.

Je ne comprends pas depuis toujours.

Toujours j’aime découvrir.

Découvrir ce que j’ignorais.

J’ignorais que cette figure de style eût un nom.

Un nom précis : c’est une anadiplose !

Juin 2020

Illustration : Pinterest

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