Lâcher prise ou tenir bon ?

Lâcher prise ou tenir bon ?

Le lâcher-prise, longtemps je n’ai pas su comment adhérer à cette notion.

Lâcher prise, d’accord, mais pour me raccrocher à quoi ?

Moi qui passe ma vie à me rattraper aux branches…

Et puis je vois passer ce texte :

« Lâcher prise ce n’est pas ne rien faire. Au contraire, c’est une action volontaire et dynamique. C’est continuer à agir sans s’inquiéter du résultat, s’occuper de l’avenir sans s’en préoccuper.

Lâcher prise c’est renoncer à tout contrôler, c’est renoncer à prouver quoi que ce soit. C’est accepter que l’autre est l’autre, et que moi-même je suis qui je suis, et non pas qui j’avais rêvé d’être.

Lâcher prise c’est cesser de faire le procès de la vie qui ne nous donne pas ce que nous en attendions.

À partir du moment où l’on peut lâcher prise, où l’on ne désire plus être heureux à tout prix, on découvre que le bonheur, c’est cette capacité de garder les mains ouvertes plutôt que de les laisser agrippées sur ce que nous croyons, nous, être indispensable. »

~ Auteur non identifié

Et là… je comprends.

C’est tout bon !

Exactement pile-poil ce dont j’ai besoin.

Ici et maintenant.

Précisément en ce moment même, compte tenu de ce que je vis, tout s’éclaire.

Il y a des moments comme ça qui font un bien fou !

Et puis, avec mon foutu sale caractère, je trouve finalement à y redire.

Ah ça, je suis rétive et pas docile, on me l’a si souvent répété que j’en suis arrivée à douter : peut-être y a-t-il quand même une once de vérité dans ces sempiternels reproches ?

Quitte à contester ce qui ne me plaît pas ou ce qui ne me paraît pas cohérent – mais c’est une autre histoire, toute mon histoire en fait –, avec mon foutu sale caractère, disais-je, me voilà à reprendre ce texte, à le décortiquer, critique, en trouvant qu’il parle de quête du bonheur d’une façon qui m’agace.

Oui, il y a du bon pour moi dans ce texte, certes, mais tout ne me convient pas.

Le temps passe…

Et vient à moi une autre citation :

« L’art de vivre consiste en un subtil mélange entre lâcher prise et tenir bon. »

~ Henri Lewis,

 anthropologue américain du 19e siècle

Voilà qui me parle bien davantage.

Peut-être parce que l’art de vivre est une notion plus concrète à mes yeux que le bonheur, si fluctuant.

*

Alors… lâcher prise ou tenir bon ?

Éternel dilemme.

L’équilibre est difficile : aucune de ces deux postures n’est plus confortable que l’autre car chacune nécessite un réel effort.

En revanche, ce qui à mon sens fait progresser, c’est d’apprendre à faire la distinction.

Lâcher prise = arrêter de s’accrocher à ce que l’on ne contrôle pas et cesser de culpabiliser si tout ne fonctionne pas comme on le voudrait.

Tenir bon = défendre ce à quoi l’on croit, agir chaque fois qu’on le peut, rester déterminé et garder confiance.

Bon courage à ceux qui en ont besoin…

J’en fais partie !

📷 Pixabay

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