Le souffle des années oubliées

Le souffle des années oubliées

L’araignée a choisi l’arête du nez pour centrer sa toile-voilette masquant à peine la larme qui roule sur la joue de pierre.
Peut-être n’est-ce qu’une mousse, vestige de la mouche dont se parait la belle ?

Ses lèvres semblent si réelles que l’on voudrait de la main écarter la toile et se hasarder à caresser du pouce le menton si fin.

Et puis, en espérant que peut-être elles frémissent, oser s’enhardir et se risquer à les baiser, ces lèvres un peu pincées, ces lèvres qui semblent si douces.

Se risquer à les baiser pour de cette bouche inspirer le souffle des années oubliées.

(Crédit photo: Inconnu)

 

4 réflexions sur “Le souffle des années oubliées

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