Cette énergie que je ne sais nommer

Parfois au creux de mon oreille j’entends comme un chuchotement.
Souvent je reconnais la voix, la tienne ou bien une autre encore.
Alors je me dis raisonnablement et aussi rationnellement que j’en suis capable que c’est juste mon cerveau qui me rappelle un souvenir auditif. Mais voilà, mon cœur bat, fort, tellement fort, c’est à un point que je sens bien que cela vient d’ailleurs.
Une sorte de connexion.

Pour moi tout, absolument tout ce qui nous entoure est vivant et animé d’une énergie, une énergie d’autant plus mystérieuse que nous la connaissons très mal d’un point de vue purement scientifique – enfin, quand je dis nous, je parle de moi qui n’ai aucune notion de quelque nature que ce soit qui puisse me permettre d’en doctement parler en m’appuyant sur des bases solides et reconnues.
Ou pas, d’ailleurs.

M’efforcer en permanence d’essayer de tout le temps parvenir en chaque circonstance à faire la distinction entre ce qui est officiellement admis ou pure fantaisie, j’y réfléchis, intensément parfois, mais je suis bien incapable de déterminer ce qu’il en est vraiment.
Comment le pourrais-je ?
Avec une aaaaabsolue certitude ? Ça, j’en doute fort.
En plus, au fond, et du coup bien sûr, à vrai dire… je m’en fous un peu.
Je ne devrais pas, je sais.
Le dire non plus, je sais aussi.
Et puis on ne parle pas comme ça, qu’est-ce que c’est que ces manières. Oui, je sais.
Attention, ne nous méprenons pas, j’ai beaucoup de respect pour ceux qui savent.
Moi, tout ce que je sais, c’est que je ne connais rien à pas grand chose. Oh, j’en suis très consciente. Mais quand même, l’air de rien, l’air de rien du tout, justement, et quoi qu’il en soit, je tente de faire le tri et de me construire une opinion.
Fragile, sans doute.
Délétère, peut-être.
Éphémère, parfois.
En progrès, oui, voilà : en progrès. Elle est là, ma seule certitude.

Bref – j’adoOore ce mot – je fais ce que je peux avec ce que j’ai.
Et puis surtout comme je veux.
Mais c’est une autre histoire, toute mon histoire en fait.

Pour conclure et en revenir accessoirement au thème principal de ce petit bout d’écrit, à savoir l’énergie – je le rappelle à ceux que mes constantes digressions perdent – tout ça pour dire qu’à mon sens les personnes que nous avons aimées ne disparaissent jamais totalement puisque en nos pensées elles restent vivantes ; j’imagine qu’elles sont en quelque sorte retournées dans cette énergie que je ne sais nommer autrement qu’ainsi : énergie.
Une énergie qui abolit le temps, l’avant, l’après, la vie, la mort, le vide, l’existant, le tout, le rien, et l’infini aussi qui ne sont jamais que des concepts.

[Credit image : Pixabay]