Comment on raconte sa vie

“Ce qui importe, ce n’est pas la vie qu’on a vécue, mais celle dont on se souvient, et comment on s’en souvient pour la raconter.” — Gabriel García Márquez, Vivre pour la raconter, 2002

De l’utilité d’une relecture apaisée de ce que l’on a vécu. Ce choix-là, c’est moi qui l’ai fait, même s’il m’est parfois difficile de m’y tenir. C’est de ce choix qu’est venu le désir de raconter les souvenirs qui bouillonnent en moi, ces souvenirs dont je sens qu’ils ont tellement, tellement envie d’être écrits – et d’être lus. Car on écrit pour être lu. Du moins est-ce, moi, ce qui m’anime. Anecdotes et circonstances, réactions et réflexions. Tant d’histoires, souvent familiales ; toutes nos histoires, toute mon histoire en fait.

Je raconte les bons souvenirs. Ceux qui sont drôles, émouvants ou caractéristiques, avec le recul de l’humour et de l’autodérision. C’est un parti pris. Je laisse à d’autres le pathétique et le dramatique-tac-toc. Idem pour le politique et les sujets de société, là ne sont pas mes domaines de prédilection. Je préfère celui, si vaste, de ma Mémémoire. J’aime à jouer sur la gamme infinie des émotions, effleurer les sensations induites, et puis – évidemment – vous prendre par les sentiments.

Peut-être un jour évoluerai-je dans cette approche (il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis – et ça, je l’ai toujours dit ! … hahaha), mais alors je m’y prendrai différemment.

J’ai le temps… J’ai encore le temps.