Dans la série des bons vieux disques des sixties

Melocoton et Boule d’Or, deux gosses dans un jardin :
Melocoton, où elle est, Maman ?
J’en sais rien ; viens, donne-moi la main.
Pour aller où ?
J’en sais rien, viens.
Papa il a une grosse voix. Tu crois qu’on saura parler comme ça ?
J’en sais rien ; viens, donne-moi la main.
Melocoton, Mémé, elle rit souvent, tu crois qu’elle est toujours contente ?
J’en sais rien ; viens, donne-moi la main.
Perrine, elle est grande, presque comme Maman. Pourquoi elle joue pas avec moi ?
J’en sais rien ; viens, donne-moi la main.
Christophe, il est grand, mais pas comme Papa. Pourquoi ?
J’en sais rien ; viens, donne-moi la main.
Dis, Melocoton, tu crois qu’ils nous aiment ?
Ma p’tite Boule d’Or… j’en sais rien. Viens… donne-moi la main.

Melocoton.
Tout le monde se pâme, mais pas dans les pommes… souvenirs fruités de notre enfance avec tout ce que cette chanson recèle d’émotions évocatrices.
Paroles parlantes. Interprétation inégalée. Inégalable peut-être.
C’est curieux, je ne crois pas l’avoir jamais entendu chanter par une autre que Colette Magny.

Fait partie des titres des « vieux disques des parents » – des vinyles, comme on dit maintenant – que tout de suite nous enregistrerons sur les cassettes des petits lecteurs Philips, parmi d’autres plus modernes.
Enfin, quand je dis « moderne », entendons-nous : je parle des seventies, et pourtant je note un certain intérêt de la part des jeunes générations actuelles. Amusant.

J’ai encore quelques-unes de ces K7 qui traînent dans mes cartons, au fond des valises que je trimballe, au propre et au figuré.
Et moi, émoi, de K7 en CD, cette chanson-là, toujours je l’ai réenregistrée, puis récupérée en mp3, et voici maintenant la vidéo.
Du sillon à la bande magnétique jusqu’au format digital (je ne m’aventurerai pas plus avant dans des définitions bien trop techniques pour moi), elle est surtout gravée dans mon coeur.

ColetteMagny

 

 

 

 

 

 

 

Melocoton (1963)

 

Sur la face B du 45 tours figure un de mes airs préférés des « vieux disques des parents » : Nobody knows when you’re down and out.

C’est une pépite, un immense standard du blues. Depuis son premier enregistrement, en 1929, par Bessie Smith, les plus grands l’ont chanté…

Et Papa disait : « Je me demande tout de même si ce n’est pas cette reprise de Colette Magny que je préfère. »
Comparaison de taille quand on connait d’autres interprétations.
Nina Simone, Otis Redding, bien d’autres encore. Comment tous les citer ?

Et moi, émoi, je crois bien que c’est cette chanson-là, « Nobody knows you when you’re down and out », qui m’a donné envie d’aller écouter plus loin… de reprises en reprises. Covers, dit-on en anglais.

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Nobody knows you when you’re down and out (1963)

Une autre cover, en français, celle-ci, tenez : celle de Nino Ferrer.

Le Millionnaire (1966)

Bien sûr nous avions ce disque-là aussi à la maison, qui tournait aussi souvent que les précédents sur la platine du combiné pickup Schaub Lorenz dont s’ornait, rue Pauline Borghèse, le magnifique « livinnegroube » de notre cher père.

Mais c’est une autre histoire, toute mon histoire en fait…

 

2 réflexions sur “Dans la série des bons vieux disques des sixties

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