C’est pas moi !

C’est pas moi !

Très instructifs, les signaux qu’envoie le corps.

Quand survient un petit souci…

On notera qu’autrefois – enfin, autrefois, je veux dire il y a encore quelque temps – on utilisait plus généralement le terme « problème ». Mais depuis qu’il a été décidé qu’il n’y a pas de problème, uniquement des solutions, on a édulcoré l’expression. Désormais on dit « souci ».

Dites voir, là, y’aurait pas comme un p’tit souci ?

Exemple : quand on leur fait une proposition sympathique du style invitation sur un mode interrogatif, les gens, au lieu de répondre « Volontiers ! » ou tout simplement « Oui, merci », vont s’exclamer avec l’enthousiasme que requiert la circonstance « Y’a pas de souci ! ».

Ce mot « souci » si souvent susurré sur ce ton sucré assurément m’insupporte. D’autant qu’il tombe parfois comme un cheveu sur la soupe.

Bref (j’adore ce mot).

Ainsi donc, quand survient un petit souci – enfin, une anicroche –, et qu’il faut calmer le jeu, remettre les choses et parfois même les gens à leur place, il y en a toujours un si ce n’est plusieurs pour lever les mains très haut dans une attitude défensive du style « C’est pas moi, c’est pas moi, je n’ai rien à voir avec tout ça  ! Alors là, tu peux me croire, je n’ai pas trempé dans l’affaire ! »

Or… on voit très bien qu’ils ont encore le bout des doigts mouillé.

Crédit photo : Pixabay

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